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OTTAWA (Ontario) – La sécurité et les soins aux patients à l’hôpital d’Ottawa sont mis en péril à la suite de nouvelles réductions. Mais, une réaction impulsive des administrateurs de l’hôpital n’a fait qu’empirer la situation. Tel est ce qu’affirment les représentants du personnel de l’hôpital.

Le PDG de l’hôpital concède le besoin croissant en services hospitaliers dans la communauté. « Pourtant, l’hôpital est à nouveau prêt à effectuer de nouvelles coupures et à saper les soins aux patients en refusant de contester l’augmentation zéro imposée par la province en ce qui a trait au financement des hôpitaux », a déclaré Rob Driskell, président de la section locale 4000 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Dans un bulletin daté du 2 décembre, le Dr. Jack Kitts, PDG de l’hôpital d’Ottawa, écrivait que les services hospitaliers sont confrontés à « une activité et à un volume de patients sans précédent, ainsi qu’à d’autres pressions budgétaires imprévues ». Il a annoncé que l’hôpital supprimera des emplois afin d’équilibrer son budget d’ici la fin de l’année.

« Ainsi, face à la demande croissante en services, l’hôpital d’Ottawa décide d’éliminer encore plus d’emplois? Ceci en sus des 80 emplois ayant déjà été abolis cette année et des 290, l’année dernière », a ajouté M. Driskell.

« Ce type d’action défie toute logique. Au lieu d’ajouter des emplois et des services pour soigner un plus grand nombre de patients, les administrateurs de l’hôpital les réduisent en situation de demande accrue ».

« Les patients et leurs familles le remarqueront quand il y aura moins de préposés aux soins et lorsque les patients passeront de plus longues périodes dans les couloirs. Ils le remarqueront quand il y aura moins d’infirmières auxiliaires autorisées pour procurer les soins au chevet. Moins de commis à l’inscription est synonyme d’un processus d’admission plus lent ».

En raison des nouvelles compressions, les patients peuvent également s’attendre à des délais plus longs en ce qui a trait à l’imagerie diagnostique, aux transcriptions médicales, à la physiothérapie et autres services, a-t-il ajouté.

Les hôpitaux de l’Est de l’Ontario ont connu certaines des plus profondes coupures de la province, ce qui a entraîné des réductions des services, des fermetures de lits et des pertes d’emplois. Les compressions ont également affecté les soins à domicile, alors que le Centre d’accès aux soins communautaires de Champlain refusait récemment l’accès à 1 000 personnes.

Avant de reléguer les patients de l’hôpital d’Ottawa à des soins de moindre qualité, l’hôpital doit tenir tête à la province et exiger des députés provinciaux qu’ils annulent les compressions et qu’ils augmentent les dépenses en ce qui concerne les hôpitaux et les soins de santé, a exhorté M. Driskell.

« Si les dirigeants de l’hôpital refusent de se joindre à nous pour demander un terme à cette situation financière intenable, nous rechercherons l’appui du public afin d’être en mesure de fournir à nos concitoyens les soins hospitaliers de qualité qu’ils méritent », a-t-il conclu.

M. Driskell tente aussi d’obtenir une rencontre avec les administrateurs de l’hôpital, y compris le Dr. Jack Kitts, pour discuter de solutions de rechange aux réductions d’emplois et des services à l’hôpital d’Ottawa.

Renseignements :
Nathalie Stringer, représentante nationale du SCFP : 613-806-2250 (cellulaire)
Mary Unan, département des communications du SCFP : 905-739-3999, poste 240 ou 647-390-9839 (cellulaire)