Les changements proposés aux normes des services de garde nuiront surtout aux familles vulnérables, selon les citoyens de Widsor

WINDSOR, ONT. – Aujourd’hui, des familles inquiètes, des exploitants de pouponnières et des professionnels en services de garde d’enfants ont allié leurs forces à celles d’élus de la région de Windsor pour demander au gouvernement ontarien de revoir les changements néfastes qu’ils proposent aux normes encadrant les garderies accréditées.

Cette cause a rassemblé parents, employeurs, délégués syndicaux, ainsi que la députée provinciale de Windsor-West, Lisa Gretzky, et la députée fédérale de Windsor–Tecumseh, Cheryl Hardcastle, à la succursale du chemin Lauzon de la garderie ABC Day Nursery de Windsor. Ensemble, ils ont fait le tour des conséquences néfastes qu’auront, à leur avis, les modifications à la réglementation :

  • Les parents craignent qu’en raison des nouvelles plages d’âges, on doive s’occuper des bébés de 12 à 18 mois en compagnie des bambins de deux ans, ce qui mettrait en danger la sécurité des plus jeunes enfants.
  • Les éducatrices et éducateurs de la petite enfance autorisés (ÉPEA) ont peur que les nouvelles règles omettent les conseils des chercheurs et des pédagogues quant aux regroupements d’âges optimaux pour la croissance et le développement des enfants.
  • Les exploitants soulignent qu’en excluant les 12 à 18 mois de la catégorie nourrissons, on se retrouvera avec trop peu d’enfants dans les groupes de nourrissons, qu’il faudra abandonner. Conséquemment, les parents qui n’ont pas droit à un congé parental payé (les étudiants, les travailleurs autonomes, les gens occupant un emploi précaire ou peu rémunéré) auront moins d’options.

Les organisateurs de cette manifestation ont profité de l’occasion pour recueillir des signatures sur une pétition provinciale que Mme Gretzky déposera à l’Assemblée législative ontarienne la semaine prochaine.

Les orateurs au rassemblement ont vivement critiqué les changements à la réglementation.

« À titre de représentante syndicale, a dit Kim Gilbert, représentante du secteur des services de garde au comité des services sociaux du SCFP-Ontario, je trouve scandaleux que le gouvernement mette les plus jeunes apprenants de la société dans des groupes plus nombreux, ce qui risque de ralentir leur développement. D’autant plus que, ce faisant, il crée un environnement de travail dangereux pour les ÉPEA. »

« Si ces changements sont mis en œuvre, ceux-ci auront des effets délétères sur les services de garde en Ontario, a ajouté Alicia De La Hamaide, ÉPEA et instigatrice de la pétition. Nous ne serons plus en mesure de fournir des services de garde sûrs, abordables et de qualité ; nos tout petits courront des risques. Ce sont eux qui en paieront le prix. »

Le gouvernement ontarien a proposé des modifications à la réglementation qui encadre les normes de garde pour les nourrissons et les bambins. Contrairement aux lois, des règlements peuvent être proposés par le gouvernement en place au terme d’une période de consultation publique de 45 jours. Dans le cas actuel, cette période prend fin le 1er avril.

« Notre message au gouvernement, a lancé Mme Gilbert, c’est : «Allez-y, créez de nouvelles places, mais pas en modifiant les règles quant à l’âge et à la taille des groupes. Ces modifications augmenteront le nombre d’enfants en diminuant le soutien. »

Plus d’info sur les changements : www.childcareontario.org/ontario_s_proposed_regulation_changes.

Pour demander des copies de la pétition à faire circuler : savechildcare@outlook.com.

Pour en savoir plus, contactez :

Mary Unan, service des communications du SCFP, 647-390-9839