Les travailleurs des municipalités de tout le pays font face à la privatisation, aux compressions, au travail précaire, aux attaques contre leurs régimes de retraite et à un climat de négociation difficile.

Le conseil du secteur municipal s’est concentré sur la résistance aux attaques contre les régimes de retraite.  Mark Janson, recherchiste du SCFP, a expliqué aux membres comment défendre leurs régimes de retraite à prestations déterminées.

Les experts de la table ronde ont décrit les moyens employés par les membres du SCFP  pour repousser les attaques des employeurs contre les régimes à prestations déterminées à Halifax, en Alberta et au Québec – où la lutte se poursuit.

La solidarité et la force ont été au cœur de la résistance des travailleurs de la Commission des eaux de Halifax.  Après un lock-out de 59 jours, ils ont réussi à conserver et à protéger leur régime de retraite à prestations déterminées pour les futurs membres.  La lutte a uni les membres de deux sections locales, même ceux qui adhéraient à un régime différent.

« Nous devons être solides et riposter, parce qu’une perte pour le régime de retraite de l’un est une perte pour le régime de retraite de tous », a fait valoir Heather Corkum, présidente de la section locale  1431 du SCFP.

Une coalition bien organisée et la pression constante du public a obligé le gouvernement albertain à renoncer aux compressions radicales imposées au Local Authorities Pension Plan. Maintenant, les syndicats veulent une administration conjointe du régime, selon Marle Roberts,  présidente du SCFP-Alberta.

Denis Bolduc, secrétaire général du SCFP-Québec, a expliqué les moyens qu’ont pris le SCFP et d’autres alliés syndicaux pour repousser l’assaut du gouvernement provincial contre la libre négociation collective et les régimes de retraite municipaux. La dernière action des syndicats est une contestation judiciaire des changements forcés qui touchent 60 000 travailleurs et retraités.

Les membres ont aussi tiré des leçons de la lutte contre la privatisation de l’eau en Grèce.  La privatisation est l’un des éléments des profondes coupes imposées au pays, selon George Archontopoulos, président du syndicat qui représente les travailleurs des eaux de Thessaloniki.