Kevin Wilson | Service des communications du SCFP

Comme ils ont fait preuve de résilience et de solidarité lors des dernières négociations collectives, les cols bleus et les cols blancs de Toronto sont parvenus à repousser la plupart des concessions réclamées par l’adminis­tration municipale, et ce, sans perturber les services.

Les conventions collecti­ves des sections locales 79 (cols blancs) et 416 (cols bleus) étaient échues depuis le 31 décembre. Un nouveau maire conservateur ayant remplacé l’ancien maire conservateur, on avait l’impression que l’administration municipale cherchait à provoquer un arrêt de travail pour susciter la colère des citoyens envers les employés municipaux.

Les sections locales 79 et 416 avaient cependant un autre plan en tête. Avec l’appui du SCFP national, les deux sections locales ont uni leurs efforts pour éviter que l’employeur sème la division dans leurs rangs. Les employés de bibliothè­ques (section locale 4948) et ceux des centres communautaires (section locale 2998), qui négocient le renouvellement de leurs conventions collectives, se sont joints au mouvement.

Le début des négociations a été difficile, l’employeur multipliant les demandes de concessions, mais les travailleurs se sont défendus. Quand les négociations se sont intensifiées, les membres de la section locale 79 ont commencé à porter des vêtements bleus le lundi et ceux de la section locale 416 des vêtements noirs le vendredi.

Le 20 février, quelques heures après l’échéance fixée, la section locale 416 et la Ville de Toronto ont conclu une entente de principe. Peu après, au terme d’une fin de semaine de négociations infructueuses, les membres de la section locale 79 ont entamé une grève du zèle, la première de toute l’histoire des syndicats municipaux à Toronto.

Pendant cette grève du zèle, les membres de la section locale 79 ont effectué uniquement les tâches prévues dans leur description de tâches, tout en respectant religieusement leurs pauses. Cette tactique, appuyée par une campagne intensive de publicité et de communications, a pris l’administration par surprise.

La menace d’une escalade des moyens de pression a poussé l’employeur à retirer presque toutes les demandes de concession.

Le 3 mars, la section locale 79 a annoncé la signature d’une entente de principe.