Les travailleurs dévoués des services de garde de trois centres Y d’Ottawa ont décidé, lundi soir, de défendre la qualité des services de garde en rejetant la proposition qualifiée de « honteuse » du YMCA-YWCA de la région de la capitale nationale.

La décision prise par la quarantaine de membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a enclenché des moyens de pression à minuit une le mardi 12 juillet au Taggart Family Y, au Ruddy Family Y et à l’école publique Avalon. Le SCFP représente les éducatrices à la petite enfance, les aides-éducatrices et le personnel de cuisine de ces emplacements.

Les employés n’ont plus de contrat de travail depuis plus d’un an et les négociations pour le renouvellement de la convention collective traînent en longueur. Les séances de négociation en présence du médiateur appointé par le ministère ont pris fin lundi après-midi, accouchant d’une proposition que les membres ont condamnée massivement pour son non-respect de la clause de qualité des services. Ils ont décidé de défendre la qualité des services qu’ils prodiguent aux enfants et aux familles de la région d’Ottawa.

Tout au long des négociations, les représentants des travailleurs ont fait valoir l’argument fondamental voulant que le maintien d’un environnement stable et sécuritaire offrant une meilleure continuité des soins aux jeunes enfants passe par l’amélioration des salaires, des avantages sociaux et des conditions de travail.

« À tous égards, les employés des garderies du Y sont sous-rémunérés, ce qui a nécessairement un impact sur la qualité des services, affirme Dan Pike, conseiller national au SCFP. Les employés d’autres garderies sans but lucratif, comme Andrew Fleck Child Care Services, gagnent jusqu’au double du salaire de leurs collègues du YMCA-YWCA. En outre, les employés du Y n’ont pas d’avantages sociaux décents ni de régime de retraite digne de ce nom. »

En 2012, le salaire moyen d’une éducatrice de la petite enfance était de 17,29 $ l’heure ; au YMCA-YWCA, il est actuellement de 14,41 $ l’heure. Les employés de garderie de la région d’Ottawa réclament aussi des avantages sociaux similaires à ceux des employés du Y à Toronto, ainsi qu’un régime de retraite sûr et abordable. Ces améliorations leur permettraient de consacrer le reste de leur carrière professionnelle aux services de garde.

Les membres du SCFP commenceront à faire du piquetage devant les trois centres du YMCA-YWCA mardi matin à 7 heures. Ils espèrent pouvoir expliquer aux parents et aux familles ce qu’ils attendent d’une convention collective équitable qui valorise leur travail.

Pour en savoir plus, contactez :

Mary Unan
Service des communications du SCFP
 647-390-9839

Athina Basiliadis
Présidente du SCFP 2204
 613-552-5204

Colin MacDougall
Conseiller national du SCFP
 705-493-1951