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SAULT STE. MARIE, ON Les employé(e)s syndiqué(e)s de la Société d’aide à l’enfance d’Algoma disent qu’ils seront en situation de grève ou de lock-out légal si leurs pourparlers de médiation échouent le 31 août.

Les pourparlers de médiation ont été entrepris après que les négociations avec le conciliateur nommé par le ministère du Travail n’a permis de réaliser aucun progrès. « Même après le début du processus de conciliation, l’employeur n’a pas pris notre syndicat ni le processus de négociation au sérieux », a dit Lee-Ann Pettenuzzo, présidente de la section locale 5269. « Ses propositions comprennent toujours des concessions et demeurent bien en dessous des normes dans notre secteur. »

Les membres de la section locale 5269 du Syndicat canadien de la fonction publique sont sans contrat de travail depuis avril 2015 et incitent fortement l’employeur à retourner à la table de négociation pour parvenir à une convention collective équitable. La date-butoir de la grève ou du lock-out est fixée au 2 septembre 2015.

Selon Pettenuzzo, les négociations ont échoué parce que l’employeur manque de respect à l’égard du travail des employés. « Il y a peu de respect pour l’important travail que font nos membres. Nous nous assurons que les enfants sont en sécurité et que les familles sont traitées de façon appropriée pour atténuer les risques. Nous nous occupons de problèmes comme la toxicomanie, la violence familiale, la pauvreté et les troubles de santé mentale. Ces problèmes deviennent de plus en plus importants dans notre collectivité, et une perturbation de travail aurait un impact direct sur les personnes les plus vulnérables de la collectivité. »

S’il y a une perturbation de travail, l’organisme s’occupera surtout des services d’urgence, et le programme de visites surveillées sera suspendu, afin de répondre seulement aux affaires urgentes devant le tribunal.

L’employeur et les membres du syndicat ont des intérêts divergents, selon Pettenuzzo. « L’employeur est tenu de respecter un budget. Cependant, les travailleuses et travailleurs de première ligne ont le mandat de fournir des services. La nouvelle formule de financement de la province ne permet pas nécessairement de fournir les services qui sont nécessaires dans notre région, surtout ici dans le Nord, où ils sont le plus nécessaires », a ajouté Pettenuzzo.

En raison du manque de financement dans le secteur, les organismes de services d’aide sociale à l’enfance sont souvent les seuls organismes par défaut qui fournissent des services pour assurer la sécurité des enfants. « En ce moment, l’employeur s’efforce de respecter le budget et, même si le syndicat reconnaît les contraintes liées aux directives de compression du gouvernement provincial, l’employeur demeure silencieux sur des questions importantes comme la sécurité du personnel, les exigences liées à la charge de travail et le bien-être général du personnel de première ligne », a déclaré Pettenuzzo.

Les travailleuses et travailleurs des services sociaux sont de plus en plus exposés à des situations de risque élevé. « Non seulement ils sont exposés à un risque élevé de syndrome de stress post-traumatique, mais ils doivent traiter avec des clients atteints de troubles de santé mentale et de toxicomanie », a déclaré Pettenuzzo. « Les travailleuses et travailleurs de première ligne sont censés fournir des services sur appel en tout temps, mais en raison de leurs lourdes charges de travail, ils sont essentiellement forcés de fournir des solutions palliatives aux clients qui ont besoin de sérieuses interventions. L’employeur ne semble pas reconnaître ces défis, et son manque d’intérêt à négocier en dit long sur ses priorités. »

« Les membres demeurent engagés dans la carrière de leur vie », a ajouté Pettenuzzo. Toutefois, le taux d’épuisement professionnel est à la hausse, étant donné que l’employeur ne se préoccupe pas du bien-être mental des travailleuses et travailleurs sociaux. « Les interventions efficaces auprès des familles aux prises avec des problèmes de santé mentale, de toxicomanie et de violence familiale non seulement protègent les enfants au sein de cet environnement, mais ont un effet d’entraînement dans la collectivité. Une perturbation des services aurait un impact négatif sur le district d’Algoma dans son ensemble. »

« Si la section locale 5269 ne protège pas le bien-être global de ses membres grâce à une convention collective équitable, alors comment les enfants de notre collectivité peuvent-ils être protégés? », a ajouté Pettenuzzo. « Montrez votre soutien en communiquant avec le directeur général, Kim Striech-Poser. »

Pour plus de renseignements, communiquez avec :

Lee-Ann Pettenuzzo
Présidente de la section locale 5269 du SCFP
 705-257-7172

Cathy Donnelly
Conseillère syndicale du SCFP
 705-949-6221

Mario Émond
Service des communications du SCFP
 613-237-9475