TORONTO, ONT. Demain, les députés de l’Assemblée législative ontarienne se prononceront sur un projet de loi qui accorde à l’état de stress post-traumatique (ÉSPT) le statut de maladie du travail pour les ambulanciers et autres intervenants d’urgence. Pour soutenir ce projet de loi et souligner l’événement, des ambulanciers et des répartiteurs représentant quatre groupes de travailleurs, dont près de 8 000 ambulanciers syndiqués, se rendront dans la tribune de l’Assemblée législative, à Queen’s Park.

Selon eux, le projet de loi 163 (Loi de 2016 d’appui aux premiers intervenants de l’Ontario; état de stress post-traumatique) les aidera beaucoup à atténuer la stigmatisation de l’ÉSPT et à permettre aux employés touchés d’obtenir des soins avant qu’il soit trop tard. Selon les études, les ambulanciers et les autres premiers répondants sont au moins deux fois plus susceptibles de souffrir de stress post-traumatique que le reste de la population, parce qu’ils sont fréquemment exposés à des situations traumatisantes.

Des ambulanciers d’Ottawa, de Hamilton, de Toronto, de Renfrew, de Durham, de Peel et d’ORNGE assisteront au vote de demain.

L’an dernier, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO), UNIFOR et l’Union internationale des employés des services (UIES) ont formé le Groupe de travail ambulancier (GTA), en réaction au fait que le gouvernement provincial semblait chercher des recommandations sur des questions ambulancières de la part d’entités qui ne représentent pas le point de vue majoritaire des ambulanciers. Le GTA a pour but de s’assurer que le dialogue avec le provincial sur les politiques ambulancières et la sécurité des patients représente le point de vue de la majorité des ambulanciers et des répartiteurs.

Si le projet de loi 163 inclut les répartiteurs des services médicaux d’urgence, c’est parce que le ministre du Travail a écouté la voix du GTA, c’est-à-dire la voix de la majorité des ambulanciers. Le GTA continuera de faire des représentations auprès du gouvernement pour obtenir que l’application rétroactive de la loi, actuellement fixée à 24 mois, soit prolongée à cinq ans et qu’elle couvre aussi les travailleurs de la santé.

Le groupe de travail a bon espoir que le gouvernement tiendra compte de son opinion dans les changements qu’il envisage et qui ont un impact sur les soins aux patients et la sécurité publique. Le GTA est impatient de collaborer avec le provincial dans les dossiers de politique paramédicale et de participer à des démarches claires, ciblées et ouvertes dès le début à tous les intervenants.

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Stella Yeadon             

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