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HAMILTON, ON – L’hôpital St. Joseph’s Healthcare tente d’empêcher son personnel de militer pour la divulgation publique de ses dépenses et de ses compressions budgétaires, selon la section locale 786 du Syndicat canadien de la fonction publique.

L’hôpital a déposé un grief contre le SCFP 786 dans lequel, en des termes très durs, il laisse entendre que ce qu’il dépense en services relève du renseignement confidentiel. Le syndicat qualifie ce geste de « gratuit et extrêmement préoccupant ».

L’hôpital prétend que le SCFP 786 a enfreint la règle de confidentialité en organisant une conférence de presse dans laquelle celui-ci a révélé que St. Joseph’s dépense de l’argent en déplacements en taxi même si son service interne de navette est sous-utilisé. Le grief va plus loin en laissant entendre que la divulgation de ce que l’hôpital dépense en transport externe va à l’encontre des « valeurs de l’organisation ».

« Quant à nous, lance le président du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO-SCFP), Michael Hurley, nous prétendons que la population – les citoyens de Hamilton, dans ce cas-ci – a le droit de savoir comment l’hôpital dépense les fonds publics. Selon les chiffres que nous avons vus, l’hôpital n’est pas crédible quand il affirme pouvoir économiser de l’argent en éliminant le service interne de navette pour sous-traiter les transports. L’hôpital devrait publier ses estimations pour que la population puisse juger de leur bien-fondé. »

À la conférence de presse du 16 avril, le président du SCFP 786, Dominic DiPasquale, a prié l’hôpital de cesser de payer des taxis à la pièce pour le transport des patients et de collaborer plutôt avec le SCFP à l’expansion du service interne de navette, un service plus économique. « Nous sommes ouverts au dialogue, précise M. DiPasquale, mais ce n’est pas un grief douteux qui nous fera taire. »

Les hôpitaux ontariens doivent composer avec une autre année de gel du financement, ce qui signifie que le St. Joseph’s « se tournera, malheureusement, vers d’autres diminutions de services et d’autres projets de sous-traitance, poursuit M. Hurley. Nous croyons que ces compressions et les sommes dépensées en sous-traitance méritent d’être scrutées publiquement. Les hôpitaux doivent rendre leurs comparaisons financières et leurs comparaisons de services disponibles à la population. »

Dans son grief, l’hôpital prétend aussi que les commentaires formulés publiquement par le SCFP constituent de la diffamation et qu’ils contreviennent à sa mission et à sa vision.

Voici la réponse officielle du SCFP 786 à ce grief : « Nous ne croyons pas que les faits allégués dans ce grief constituent une infraction à quelque article que ce soit de la convention collective. »

Pour en savoir plus, contactez :

Stella Yeadon

Service des communications du SCFP
 416-559-9300