​Des membres du SCFP étaient présents aux veillées à la mémoire des femmes et filles autochtones disparues ou assassinées, et ont lancé un appel à l’action pour mettre fin à la violence généralisée contre ces femmes. Plus de 100 événements ont eu lieu à leur mémoire dans tout le pays le 4 octobre.

Les veillées ont été organisées par les sœurs par l’esprit, un groupe de projet de recherche et d’éducation lancé par l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) pour enquêter sur le nombre alarmant des femmes autochtones disparues ou assassinées au Canada.

Le SCFP appuie depuis longtemps l’initiative des sœurs par l’esprit et l’a encore manifesté cette année, notamment à la veillée d’Ottawa, sur la colline parlementaire. Parmi les membres et les membres du personnel du SCFP qui ont élevé la voix sur la colline Parlementaire se trouvaient Joanne Webb, vice-présidente de la diversité autochtone du SCFP Ontario et sénatrice du Conseil national autochtone du SCFP, Carol Chapman, présidente de la section locale 3550 du SCFP, et Gloria Chapman, membre la section locale 3550 du SCFP.

​La section locale 3550 du SCFP, qui représente les travailleuses et travailleurs du conseil scolaire des écoles publiques d’Edmonton, a parrainé la participation du fils de Paméla Napoléon, femme assassinée de la Première Nation Blueberry, aux événements d’Ottawa. La section locale a également aidé Connie Greyeyes à venir participer à la veillée d’Ottawa et à partager son histoire. Greyeyes est liée à 14 femmes autochtones qui sont disparues ou ont été assassinées.

Avant que le gouvernement conservateur ne retire son financement, les sœurs par l’esprit ont enquêté sur près de 600 morts et disparitions. L’AFAC demande au gouvernement fédéral de tenir une enquête nationale sur cette violence généralisée. À nos Congrès nationaux de 2011 et 2013, les délégués ont fait de l’enjeu des femmes disparues ou assassinées une priorité pour notre syndicat et ont réclamé une enquête nationale publique.

Cette année marque également le 10eanniversaire du groupe d’appui de base des Familles des sœurs par l’esprit (FSPE). Le groupe est dirigé par et pour les familles des femmes autochtones disparues ou assassinées et se trouve à Ottawa, sur le territoire traditionnel des Algonquins.

Notre syndicat a manifesté sa solidarité avec les FSPE lors d’événements menant à la veillée d’Ottawa. Les FSPE ont organisé une projection du documentaire « Our Sisters in Spirit », suivie par un bannock et thé ainsi qu’une séance d’accueil des familles au Centre de santé des autochtones Wabano. Le groupe a aussi collaboré avec le groupe No More Silence et avec le centre de soutien des femmes autochtones de la région, Minwaashin Lodge, pour organiser un pow-wow, une cérémonie et une fête en l’honneur des enfants des femmes autochtones disparues ou assassinées, à une école secondaire locale. Ensemble, tout le monde a partagé des souvenirs, joué du tambour et chanté.

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