La section locale 4195 du SCFP est gravement préoccupée par la décision du conseil scolaire Saskatchewan Rivers de procéder à la mise à pied de plus de 340 syndiqués pour les réembaucher sur un horaire de travail réduit.

Début mars, les deux parties ratifiaient une nouvelle convention collective qui inclut des augmentations de salaire. Le syndicat a été très déçu d’apprendre que 340 de ses membres ont reçu un avis de mise à pied la semaine dernière, avec une réduction de jours de travail allant de trois à douze, selon la classe d’emploi. Le SCFP n’a jamais donné son accord à cette manœuvre.

« L’employeur a décidé d’aller de l’avant et de réduire les horaires de travail bien au-delà des trois jours dont nous avions parlé à l’origine, explique le président du SCFP 4195, John Kunard. Cela contrevient clairement à la procédure de mise à pied et de réduction des heures prévue dans la convention collective. Considérant que nous venons de renouveler la convention collective, c’est un peu comme recevoir une gifle en plein visage. »

Le syndicat s’inquiète des répercussions qu’auront ces mesures sur ces membres, mais aussi sur les élèves.

« Nous sommes convaincus que chacune des heures que nous travaillons fait une différence pour les élèves et leur procure un environnement d’apprentissage de qualité, ajoute M. Kunard. Une réduction de trois à douze jours de travail, ça va être ressenti dans les classes, ce qui est inacceptable. »

Dans l’ensemble de la Saskatchewan, on soulève des inquiétudes quant aux répercussions qu’aura la croissance du déficit provincial sur le budget de l’éducation. Plusieurs autres conseils scolaires ont annoncé des mises à pied limitées, mais celui de Saskatchewan Rivers est le seul à imposer un si grand chamboulement à l’ensemble de son personnel de soutien.

« Les membres du SCFP sont les moins bien rémunérés de tout le personnel du conseil scolaire Saskatchewan Rivers, précise M. Kunard. S’il faut réduire le budget, on devrait commencer au sommet, par les postes qui n’ont pas d’impact direct sur les élèves. »

« Nous tentons de trouver une solution à cette problématique avec l’employeur, mais l’approche de celui-ci n’est pas propice à de bonnes relations de travail, ajoute-t-il. Nous allons continuer à nous opposer à ces mises à pied et à tout faire pour assurer à tous les élèves le soutien dont ils ont besoin dans le système scolaire. »

La section locale 4195 du SCFP représente le personnel de soutien dans plusieurs classes d’emplois du conseil scolaire Saskatchewan Rivers, dont les aides-éducatrices, les travailleurs sociaux, les bibliotechniciennes, les employés de bureau, les cuisinières et les assistants linguistiques.