Fredericton - Dans le budget de cette année, le gouvernement du Nouveau Brunswick a préféré le maintien du statu quo à la création d’emploi. La lente érosion de la fonction publique et la détérioration de qualité de nos services publics s’opèrent toujours.

« Nos membres furent présents en force lors des consultations publiques: le gouvernement Gallant a compris le message », a déclaré Odette Robichaud, présidente par intérim du SCFP NB. « Cette année, ils ont reculé sur la question des coupures et des fermetures en santé et en éducation. Toutefois, tous les secteurs demeurent menacés : lorsqu’on lit entre les lignes des documents budgétaires, le gouvernement renvoie la balle aux gestionnaires et aux PDG en ce qui concerne l’annonce de suppressions d’emplois », souligne Robichaud.

Le ministre des Finances, Roger Melanson, a annoncé que plus de 200 travailleurs occasionnels du Ministère des transports perdront leur emploi au profit du secteur privé. Le gouvernement fait aussi allusion à la privatisation dans d’autres secteurs, notamment en finance et dans les services de soins de santé primaires.

« Les documents budgétaires de cette année sont remplis de rhétorique pro-privatisation: cela est très inquiétant. Pourtant, il n’y a aucune justification pour de telles mesures, surtout depuis que le gouvernement Gallant a sabré dans les services, augmenté les revenus, et qu’il affirme maintenant que le déficit  sera bientôt éliminé par l’augmentation de la TVH » a expliqué Robichaud. « Je pose cette question: est-ce que le budget fut rédigé avec des objectifs politiques plutôt que de véritables considérations fiscales? ».

La province devrait se concentrer sur la croissance de l’économie, l’augmentation des salaires, la création d’emplois et l’augmentation du revenu général de la province, et le maintien de services publics de qualité pour les Néo-Brunswickois.

« Notre gouvernement ne devrait pas agiter le drapeau de la privatisation. Nous savons que le déficit sera éliminé. De plus, on sait que les privatisations manquent de transparence et de responsabilité, et sont d’une qualité inférieure aux services publics internes et coûtent tout simplement plus chers », a conclu Robichaud.