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Le plus grand syndicat au Canada demande à la Ville de Toronto de stopper immédiatement les contrôles d’identité arbitraires menés par son service de police. Ces contrôles d’identité permettent aux policiers d’intercepter et de questionner n’importe qui, à n’importe quel moment, sans véritable motif. 

Cette pratique suscite de vives réactions à Toronto. Il a été démontré à de nombreuses reprises que les membres des minorités visibles –  particulièrement les jeunes hommes Noirs – sont les cibles les plus fréquentes des policiers. 

« Les contrôles d’identité menés de façon arbitraires menacent les droits fondamentaux de tous les citoyens de Toronto. Ce type de profilage racial n’a pas sa place dans notre société, et il est totalement inacceptable pour n’importe quel gouvernement, peut importe sa juridiction, de fermer les yeux sur d’aussi graves invasions de la vie privée des gens», dénonce le président national du SCFP, Paul Moist.

Le Conseil exécutif national du SCFP a adopté en juin une résolution rappelant à l’ordre le maire de Toronto, et exigeant que le conseil de ville et le service de police mettent immédiatement fin aux contrôles d’identité arbitraires. La résolution engage aussi le SFCP à s’opposer à toute forme de profilage racial de la part de tous les services policiers et de toutes les agences canadiennes chargées de faire respecter la loi.   

« Ces interceptions arbitraires créent un climat de peur à Toronto. Les activistes, les musulmans, les autochtones et les membres d’autres groupes sont continuellement susceptibles de se faire questionner sans raison, d’être mis en détention, d’être harcelés ou d’être victime de violence aux mains des policiers. Ces pratiques doivent cesser maintenant », constate Yolanda McLean, qui est la vice-présidente du SCFP responsable de la diversité, et qui réside à Toronto.   

Le SCFP travaillera de concert avec les organismes de la société civile pour supporter les campagnes qui s’opposent au profilage racial, et il encourage les autres organisations syndicales à se joindre au mouvement par l’entremise du Congrès canadien du travail. 

Lien: Pour lire la résolution du Conseil exécutif national du SCFP