À l’hôpital Glengarry Memorial, la démotivation et un haut taux de roulement sont source de troubles internes qui affectent les soins aux patients, prévient le Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO).

« Le ministre ontarien de la Santé ne peut pas fermer les yeux sur la situation, lance le président du CSHO, Michael Hurley. Nous le prions, encore une fois, d’intervenir et d’enquêter sur ce qui se passe dans cet hôpital. »

Le CSHO est la division hospitalière du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente les infirmières auxiliaires autorisées, les employés de bureau, d’entretien et d’alimentation, ainsi que d’autres employés du Glengarry.

Le SCFP n’est pas le seul à exhorter le ministre à s’intéresser aux raisons qui ont poussé 116 employés à démissionner depuis 2007. Les maires de deux municipalités et le député provincial de la région ont également manifesté leurs inquiétudes auprès de l’administration de l’hôpital comme du ministre.

Selon M. Hurley, l’hôpital a bien embauché une société pour sonder le personnel, mais rien n’a changé. « Nous avons demandé au ministre Hoskins d’envoyer un enquêteur indépendant, mais nous n’avons reçu aucune réponse aux préoccupations légitimes que nous, et d’autres, avons soulevées. »

Selon une enquête auprès des membres du SCFP œuvrant à l’hôpital Glengarry Memorial, 70 pour cent du personnel croit que les démissionnaires sont partis à cause de la direction de l’hôpital ; 50 pour cent démissionneraient eux-mêmes s’ils avaient l’occasion de travailler ailleurs. Le plus préoccupant, selon M. Hurley, c’est que 47 pour cent des répondants croient que l’hôpital ne priorise pas la qualité des soins aux patients.

« Le ministre a l’obligation de donner suite aux plaintes concernant la toxicité du climat de travail au Glengarry, climat qui, selon nous, nuit à la qualité des soins, explique M. Hurley. Les travailleurs de la santé vivent un stress énorme; ils travaillent d’arrache-pied pour prodiguer des soins de qualité aux patients. Le ministère devrait les écouter attentivement lorsqu’ils élèvent la voix pour dénoncer une situation qu’ils jugent dangereuse pour les patients. Je ne m’explique pas que le ministre Hoskins n’ait pas donné suite à leur appel. »

Pour en savoir plus, contactez :

Michael Hurley

Président du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (SCFP-CSHO)

 416-884-0770

Stella Yeadon
Service des communications du SCFP
 416-559-9300