Déclaration du Congrès du travail du Canada (CTC)

La plus grande centrale syndicale du Canada demande au gouvernement de mettre fin à ses tentatives visant à éliminer toute critique légitime et non violente concernant les violations des droits de la personne par Israël.

Nous sommes très perturbés de voir notre gouvernement tenter de criminaliser la dissidence légitime et non violente.

L’emploi de mesures telles que le boycott, le désinvestissement et les sanctions peut permettre d’accroître la prise de conscience et de décourager l’abus des droits de la personne par les gouvernements et ne doit pas être qualifié d’acte criminel ou d’une incitation à la haine à l’égard d’un peuple

En janvier de cette année, le gouvernement canadien a signé un protocole d’entente avec l’Israël reconnaissant que « le ciblage sélectif de l’État d’Israël représente le nouveau visage de l’antisémitisme » et affirmant que le Canada va s’opposer à ceux qui soutiennent la campagne de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS).

Le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, a ensuite annoncé à l’Assemblée générale des Nations Unies que le gouvernement canadien adopterait « une approche de tolérance zéro à l’égard de l’antisémitisme et de toute forme de discrimination, y compris la rhétorique contre l’Israël, et les tentatives de délégitimiser l’Israël, comme le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions ».

Beaucoup de Canadiens se rappellent le rôle très important que les boycotts et les sanctions ont joué dans la chute de l’apartheid en Afrique du Sud et de dictatures militaires comme Suharto en Indonésie, ou dans la fin de la ségrégation raciale aux États-Unis.

Le CTC estime que notre gouvernement devrait peut-être écouter davantage les raisons pour lesquelles un si grand nombre de Canadiens et de Canadiennes attachent autant d’importance à cette question, plutôt que de tenter de les arrêter.

Également approuvé par SCFPUNIFOR, AFPC et STTP.