Chaque année, le 1er mai, les travailleuses et travailleurs du monde entier célèbrent la Journée internationale des travailleurs. Nous soulignons cette journée de solidarité avec les millions de travailleuses et travailleurs du monde entier. Nous commémorons la lutte pour la journée de travail de huit heures et les luttes historiques des travailleurs qui étaient là avant nous.

En 1884, une loi a été adoptée aux États-Unis prévoyant qu’à compter du 1er mai 1886, la journée de travail de huit heures serait la journée de travail légale complète pour tous les travailleurs aux États-Unis. Les propriétaires et les employeurs ont refusé de reconnaître cette loi et, le 1er mai, les travailleurs de tout le pays sont descendus dans la rue pour faire une grève générale. Des centaines de milliers de personnes y ont participé.

Lors de ce qui allait plus tard être appelé les émeutes de Haymarket (Haymarket Riots), la police a ouvert le feu sur les grévistes, à Chicago, tuant plusieurs travailleurs et blessant un nombre incalculable de personnes. Dans tout le pays, les travailleurs se sont mobilisés contre le gouvernement et la brutalité policière. À partir de ce jour, les travailleuses et travailleurs du monde entier ont commencé à reconnaître le 1er mai comme une journée pour exprimer leurs justes revendications. 

Le 1er mai est la journée pour célébrer les droits des travailleurs du monde entier qui continuent de revendiquer de véritables droits du travail et la justice économique. Les travailleurs exigent le droit à des soins de santé abordables et accessibles, à des services de garde à l’enfance, à l’éducation, à des prestations d’emploi, à un régime de retraite, à des conditions de travail sécuritaires et à un salaire décent. 

Le SCFP s’unit à ses syndicats affiliés et ses partenaires de la Colombie, du Honduras, du Nicaragua, de Cuba, du Bangladesh et des Philippines. Nous appuyons le droit des travailleuses et travailleurs du monde entier à la négociation collective et à la résistance contre l’exploitation. Nous appuyons le droit des travailleurs à la sécurité sociale et économique. À titre de membres de la classe ouvrière du Canada, nous affirmons notre droit d’accès à un secteur public fort, à des conditions de travail décentes et à la démocratie dans nos collectivités.

Nous soulignons le 1er mai et maintenons notre solidarité avec les travailleuses et travailleurs du monde entier. 

La lutte pour les droits des femmes, des migrants et des minorités, pour l’environnement, pour une économie équitable et pour la justice économique et sociale ne connaît pas de frontières.

Vive la solidarité internationale!