La Ville de Windsor est sur le point d’être témoin du démantèlement de la démocratie municipale, si certains élus municipaux parviennent à leurs fins et présentent à nouveau une motion déjà battue en novembre. Cette motion vise à sous-traiter l’entretien de diverses installations municipales, prévient le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente les employés municipaux de Windsor.

« Nous sommes en présence d’une motion reformulée qui a déjà fait l’objet, en novembre, d’un débat public et de consultations, explique le président du SCFP 543, Mark Vander Voort. Le conseil municipal avait alors écouté la communauté et défait la motion. Cette décision de ne pas sous-traiter les services publics, il faut la respecter. Moins de quatre mois après le rejet de cette motion, voilà qu’on soumet au conseil municipal une motion similaire, mais déguisée. C’est une fumisterie. Honte aux conseillers municipaux qui manigancent à huis clos pour ramener cette proposition sur le parquet municipal ! »

La motion originale visant à sous-traiter les services d’entretien a été battue le 16 novembre 2015, après une levée de boucliers dans la population. La communauté et les travailleurs avaient fait front commun pour obtenir le maintien de ces services en interne et souligner l’importance, pour la ville, d’offrir des emplois de qualité et de fournir des services publics de qualité. Or, moins de quatre mois plus tard, voici qu’on veut faire ajouter à l’ordre du jour de l’assemblée municipale de lundi une motion « reformulée » pour lui attirer de nouvelles voix.

« Il semblerait que, peu après le vote de novembre, quelques conseillers municipaux ont organisé des réunions à huis clos pour reprendre tout le processus et trouver de nouvelles tactiques pour sous-traiter les services publics », avance Rob Kolody, président du SCFP 82, le syndicat des cols bleus municipaux. « Or, poursuit-il, nous vivons dans une démocratie. Le conseil municipal s’est prononcé sur cette question : il a choisi d’investir dans les services publics en conservant les services d’entretien en interne. On ne peut pas revenir sur une motion battue quelques semaines auparavant, la reformuler et la soumettre à nouveau à l’approbation du conseil. La démocratie, ça ne fonctionne pas comme ça. »

« La Ville de Windsor tombe bien bas, se désole M. Vander Voort. Le message est clair : certains conseillers municipaux, s’ils ne parviennent pas à leurs fins, sont prêts à tout faire pour gagner, quitte à fouler aux pieds les valeurs et les principaux démocratiques. Les citoyens de Windsor méritent de savoir ce qui se passe et de connaître l’identité des personnes qui cherchent à démanteler les services publics municipaux “par la porte arrière”. »

« Est-ce ainsi qu’on va procéder à Windsor, lance M. Kolody ? Il ne s’agit pas uniquement de la sous-traitance des services d’entretien, mais, surtout, de la manière dont certains élus municipaux sont prêts à déformer la démocratie comme bon leur semble. »

Pour en savoir plus, contactez :

Mark Vander Voort
Président du SCFP 543
 519-903-5515

Rob Kolody
Président du SCFP 82
 226-347-2222

Lisa Marion
Conseillère nationale du SCFP
 613-305-4952

James Chai
Service des communications du SCFP
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