L’employeur « préfère garder le personnel et les usagers sous son emprise au lieu de venir en aide à la collectivité », selon le président du SCFP 4772.

Aujourd’hui, les membres de la section locale 4772 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP 4772) ont manifesté devant l’association de revitalisation de San Romanoway (San Romanoway Revitalization Association ou SRRA) en compagnie de citoyens qui les appuient. Cette manifestation avait pour but d’attirer l’attention sur les répercussions négatives des infractions flagrantes de la direction à la Loi sur les relations de travail sur la capacité de cette agence à répondre aux besoins de la population.

« Depuis plus de deux ans, la SRRA aurait pu canaliser ses énergies dans la réalisation de son mandat et le service à la collectivité, souligne le président du SCFP 4772, Farid C. Partovi. Au lieu de quoi elle s’est entêtée et a multiplié les représailles contre ses employés. » Le SCFP 4772 est le syndicat qui représente le personnel de la SRRA.

« Stephanie Payne [la directrice générale de la SRRA] et son équipe de direction auraient pu choisir de reconnaître l’importance qu’ont les bons emplois dans la collectivité, ajoute-t-il. Au contraire, ils ont décidé qu’il était plus important que leur agence maintienne son emprise sur les employés et la communauté. »

En 2014, les employés de première ligne de la SRRA se sont syndiqués, avec l’appui du SCFP. Depuis, Mme Payne et la haute direction mènent une campagne de représailles – bien documentées – contre les employés qui, à leur avis, appuient le syndicat. En outre, ils refusent de négocier sérieusement la première convention collective.

En mai 2015, la Commission des relations de travail de l’Ontario (CRTO) a déclaré Mme Payne et d’autres dirigeants de la SRRA coupables de multiples infractions à la Loi sur les relations de travail, spécifiquement de représailles contre des employés qui ont choisi de se syndiquer. Dans sa décision, la CRTO qualifie les démentis de Mme Payne d’invraisemblables et juge son témoignage et celui de son équipe « truffés d’incohérences et de contradictions ».

« Les choix de Mme Payne ont eu des conséquences bien concrètes dans la communauté, souligne M. Partovi. Au nom d’une vengeance contre les syndicalistes, on a annulé des programmes cruciaux et populaires auprès des jeunes. »

« Six personnes qui soutenaient le syndicat, selon Mme Payne, ont perdu leur emploi d’une manière ou d’une autre, poursuit-il. En leur nom et au nom des citoyens qui ont besoin de la SRRA, il faut absolument que tous les membres de la communauté de Jane-Finch soient informés des répercussions néfastes qu’ont les gestes posés par Mme Payne sur la population. »

Pour en savoir plus, contactez :

Farid C. Partovi
Président du SCFP 4772
 416-835-8296

Kevin Wilson
Service des communications du SCFP
 416-821-6641