James Chai | Service des communications du SCFP

L’entreprise Groupe Compass venait à peine de prendre en charge les services alimentaires à l’Université de Trent, que les 80 travailleurs de ces services, membres de la section locale 3205 du SCFP, ont dû composer avec les demandes de concessions de leur nouvel employeur. Le Groupe Compass, un géant de l’industrie de l’alimentation, souhaitait profiter des négociations pour atteindre un triple objectif : affaiblir la convention collective, miner le moral des travailleurs et briser le syndicat.

Des baisses salariales radicales, la réduction des avantages sociaux, l’élimination de services, la diminution du personnel à temps plein et bien d’autres reculs visant à supprimer des droits acquis depuis 25 ans étaient au nombre des concessions exigées. Pour riposter, les membres ont fait preuve de solidarité et ils ont demandé aux autres groupes syndicaux sur le campus et à la communauté universitaire de faire de même. Ils ont aussi fait pression sur l’Université de Trent pour qu’elle incite le Groupe Compass à traiter ses travailleurs équitablement.

« Nous avons reçu un appui extraordinaire du SCFP, des autres syndicats, des professeurs, des travailleurs universitaires et du public. Nous pensions vivre une transition normale avec notre nouvel employeur, comme promis par l’Université, mais Compass est arrivé avec une longue liste de concessions. Nous nous sommes immédiatement tournés vers notre syndicat et nous avons organisé une campagne publique. Ce qui nous a permis de résister à cette grande entreprise », a souligné la présidente de la section locale 3205 du SCFP, Judie Gates. 

Cette riposte de la section locale 3205 illustre ce qu’il est possible de faire grâce à la solidarité, que la section locale soit grande ou petite.