TORONTO – Maintenant qu’on sait qu’une des banques qui garantissent la vente d’Hydro One a appuyé une activité de financement qui a apporté des dizaines de milliers de dollars aux coffres du Parti libéral, la police doit ouvrir une enquête, selon le président de la division ontarienne du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Ontario), Fred Hahn.

« Cette vente a été proposée par un banquier, Ed Clark, rappelle M. Hahn. Or, voilà qu’on apprend qu’une des banques qui garantissent cette vente a encouragé d’autres banques à participer à une activité de financement libérale peu après avoir obtenu le contrat d’Hydro One. Si ce n’est pas illégal, ça devrait l’être. Chose certaine, ça sent la corruption. La police devrait ouvrir une enquête avant que les Libéraux ne se départissent d’autres actifs publics pour faire plaisir aux banques qui financent leur parti. »

Ce matin, le Globe and Mail révélait que la Banque de Nouvelle-Écosse avait moussé une activité de financement qui a eu lieu le 7 décembre et qui mettait en vedette le ministre des Finances Charles Sousa et le ministre de l’Énergie Bob Chiarelli. Le journal a mis la main sur des courriels qui laissent entendre que la banque aurait recruté 22 personnes pour cette activité à 7 400 $ le billet. Parmi ces personnes, se trouvaient des dirigeants d’autres banques participant à l’appel d’offres pour Hydro One, comme la TD, la RBC, la CIBC, Goldman Sachs, Barclays et Raymond James.

Le journal a relevé au moins une référence explicite à la privatisation d’Hydro One. « Ces banques se servent de la soif de pouvoir des Libéraux pour obtenir une privatisation massive des actifs de l’État, explique M. Hahn. Elles sont derrière le plus important transfert de richesse des mains de l’État vers celles d’une poignée de super-riches. » Les banques qui ont participé à la vente d’Hydro One ont encaissé plus de 29 millions de dollars.

Le SCFP-Ontario mène le mouvement d’opposition à la privatisation d’Hydro One. Il réclame à nouveau un moratoire immédiat sur la privatisation et les PPP.

« Nous savions déjà que la privatisation d’Hydro One ne profiterait pas à la population, poursuit M. Hahn. Maintenant, on commence à comprendre qui en profitera, au juste, et c’est inacceptable. Ce sera à la police et aux tribunaux de déterminer si les Libéraux ont enfreint la loi ou non, mais on s’attend à ce qu’un gouvernement respecte des normes plus élevées que cela. Respecter tout juste la loi, ça ne suffit pas ; il faut aussi se conformer à l’éthique. Et ce gouvernement libéral ne le fait pas. »

Le SCFP est le syndicat communautaire de l’Ontario, où il représente plus de 250 000 syndiqués qui fournissent les services publics de qualité dont nous dépendons tous au quotidien. Les membres du SCFP-Ontario sont fiers d’œuvrer dans les services sociaux, la santé, les municipalités, les bibliothèques, les conseils scolaires, les universités et les lignes aériennes.

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