TORONTO, ONT. – Aujourd’hui, à Queen’s Park, la campagne Keep Hydro Public dévoilait l’image d’une nouvelle phase dans la lutte à la privatisation d’Hydro One.

« Une très large majorité d’Ontariens sont contre la vente d’Hydro One orchestrée par les libéraux, explique le président du SCFP-Ontario, Fred Hahn. Cette nouvelle phase de la campagne aidera les citoyens qui sensibilisent déjà la population à canaliser cette forte et croissante opposition afin de demander des comptes aux députés provinciaux libéraux. Un député est censé représenter les citoyens de sa circonscription. Or, ces citoyens veulent qu’Hydro One demeure une société d’État. »

Selon M. Hahn, cette campagne rappelle qu’Hydro One est encore détenue à 85 pour cent par les Ontariens et qu’il n’est pas trop tard pour conserver à cette société d’État son statut public. Les députés libéraux ont la possibilité d’écouter l’opinion de leurs électeurs, de la vérificatrice générale, du directeur de la responsabilité financière, des chambres de commerce, d’autres voix du milieu des affaires et des 194 municipalités qui ont adopté une résolution d’opposition à la vente… et de faire obstacle à toute privatisation supplémentaire d’Hydro One. Dans les circonscriptions libérales, on verra apparaître des publicités et des dépliants portant le visage et les coordonnées du ou de la députée.

Au lancement, M. Hahn était accompagné de la directrice générale de l’Ontario Health Coalition Natalie Mehra et de la directrice générale de TTCriders Jessica Bell, ainsi que de représentants de plusieurs partenaires de la campagne Keep Hydro Public, dont la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, l’ACORN, la Coalition ontarienne contre la pauvreté, l’Ontario Federation of Union Retirees, Put Food in the Budget et la Fédération du travail de l’Ontario.

« Comme tout le monde ici présent, nous appuyons l’investissement dans les infrastructures, mais vendre Hydro One n’est pas la solution, a expliqué Mme Bell. Cette vente, qui ne représente même pas une goutte du plan d’infrastructure de 130 milliards de dollars des Libéraux, prive l’État de son contrôle sur l’électricité. Conjuguez cela à la hausse des tarifs d’électricité qui s’ensuivra pour verser des dividendes aux investisseurs et cette vente devient insensée, particulièrement à une époque où les transports s’électrifient de plus en plus. »

Mme Mehra a souligné que les velléités privatisantes des Libéraux ne s’arrêtent pas à l’électricité. La population souffre déjà de la privatisation, les services hospitaliers étant sous-traités aux cliniques privées et de plus en plus de gens étant contraints de s’installer dans des établissements de soins de longue durée à but lucratif.

« Les budgets dans la santé provoquent déjà une crise, a-t-elle expliqué, les fermetures d’hôpitaux se succédant, tout comme les compressions dans les services, sans oublier les listes d’attente qui s’allongent. Des tarifs d’électricité qui grimperaient en flèche en raison de la privatisation ne feront qu’aggraver la situation. Après tout, les hôpitaux et les centres de soins de longue durée ont besoin d’électricité pour s’éclairer et faire fonctionner l’équipement médical. »

La campagne Keep Hydro Public s’étendra sur les prochains mois. On commence, en février, par deux circonscriptions torontoises. « La population ne décolérera pas, affirme M. Hahn, et nous ne diminuerons pas la pression tant que les libéraux n’abandonneront pas cette erreur qu’est la vente d’Hydro One. »

Cette campagne reçoit le soutien d’une vingtaine d’organismes communautaires, syndicaux, environnementaux, étudiants et de lutte à la pauvreté.

Visitez le site Internet de la campagne : KeepHydroPublic.ca.

Pour en savoir plus, contactez :

Craig Saunders, (416) 576-7316