Logo du SCFP

Les électriciens mexicains, enfin reconnus, obtiennent leur convention collective

le 19 septembre 2011 3 h 57
 
Les électriciens mexicains, enfin reconnus, obtiennent leur convention collective - image 0

Depuis plus de deux ans, le Syndicat des travailleurs de l’électricité (SME) de Mexico luttait contre la persécution d’un gouvernement qui cherchait à annihiler le syndicat. Enfin, après un combat épique, avec le soutien international du SCFP et d’autres syndicats, il a obtenu du gouvernement mexicain sa reconnaissance, ainsi qu’une convention collective.

L’entente négociée a été conclue après que le syndicat ait obtenu sa reconnaissance officielle, soit sa « toma de nota ». Les membres du SME ont entériné l’entente et libéré la Zócalo, la place publique principale du centre historique de Mexico, après six mois d’occupation.

La convention cllective prévoit des négociations hebdomadaires en haut lieu afin de trouver une solution pour employer les 16 559 membres qui ont refusé la séparation lors du renvoi de 44 000 travailleurs. Elle prévoit aussi le dégel des comptes bancaires du syndicat et la fin de l’embargo sur les cotisations.

Autrement dit, le gouvernement reconnaît officiellement le syndicat.

« Félicitations à nos confrères et consœurs du Mexique pour cette victoire historique, a déclaré Paul Moist, président national du SCFP. Cette percée souligne l’importance de la solidarité internationale devant la recrudescence de la violence et de la répression envers les syndicats. »

Depuis 2009, le gouvernement de Felipe Calderon a mené une campagne vicieuse afin d’éliminer le mouvement syndical indépendant. Il a systématiquement cherché à détruire le SME en privatisant la Société énergétique centrale (Luz y Fuerza del Centro) qui a éliminé 44 000 emplois, en gelant les avoirs du syndicat et en emprisonnant des dirigeants syndicaux et des syndiqués. Cette semaine se tiendront des audiences pour 13 prisonniers politiques, qui devraient être relâchés.

Le SCFP appuyait le SME depuis deux ans, par le biais d’une aide financière directe, de lettres au gouvernement mexicain, de publicité et de l’envoi d’un observateur aux dernières élections syndicales.