Justice Mondiale Hiver 2015#BlackLivesMatter

Le monde entier a suivi de près les contestations qui ont éclaté fin 2014 aux États-Unis lorsqu’aucune accusation n’a été portée contre le policier blanc qui a abattu Michael Brown, un Afro-Américain de 18 ans qui n’était même pas armé. Aux quatre coins de ce pays, des manifestants sont alors descendus dans la rue en scandant « Pas de paix sans justice » et « Mort au racisme ».

À New York, des milliers de personnes ont pris part à une marche pour dénoncer le profilage racial, la brutalité policière et « le meurtre systématique des gens de couleur dans ce pays où le racisme est institutionnalisé », selon les mots d’un manifestant. Le mot-clic #BlackLivesMatter a été créé et a servi de lieu de ralliement virtuel pour les individus qui, partout sur la planète, souhaitaient exprimer leur solidarité avec la communauté noire des États-Unis, affligée par des taux élevés de fusillades policières, d’emprisonnement, de chômage et de pauvreté.

L’ ACS, c’est quoi au juste?

Un rapport de l’Internationale des services publics (ISP) nous met en garde contre la volonté des gouvernements de la planète d’entreprendre une vague de libéralisation d’une hauteur jamais atteinte. L’ Accord commercial sur les services (ACS), qui fait actuellement l’objet de tractations secrètes en marge de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), mettra en effet en péril des services publics comme les soins de santé, la radiodiffusion, l’eau et les transports. Cet accord empêcherait aussi les gouvernements futurs de ramener les services publics sous contrôle public, et ce, même si le secteur privé ne respecte pas ses obligations. Il limiterait aussi la capacité des gouvernements de réglementer certains secteurs, comme les finances, l’énergie, les télécommunications et la délocalisation informatique. Au total, l’ACS constitue une tentative délibérée de privilégier les entreprises et les pays les plus riches au détriment des personnes dont les besoins sont les plus criants.

Les négociations ont commencé en 2013 et se poursuivent présentement en vue d’en arriver à un accord d’envergure sur la libéralisation des services et l’encadrement des pouvoirs gouvernementaux.

Les « Très bons amis des services » (Really Good Friends of Services), comme s’appellent les pays impliqués dans les pourparlers, comprennent l’Australie, le Canada, le Chili, la Colombie, la Corée du Sud, le Costa Rica, les États-Unis, Hong Kong, l’Islande, le Japon, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Panama, le Pakistan, le Pérou, la Suisse, Taïwan, la Turquie et 28 pays membres de l’Union européenne.

La justice mondiale au cinéma

En février, le Comité national pour la justice mondiale du SCFP et le comité Island Peace ont organisé un festival du film sur la justice sociale à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard. Les militants du Comité pour la justice mondiale ont présenté le documentaire The Take. Il met en vedette une trentaine de travailleurs de l’automobile argentins qui tentent de relancer leur carrière après la fermeture de leur usine. Suivant l’exemple d’autres Argentins, ils s’installent dans l’usine abandonnée avec l’intention de former une coopérative et de reprendre la production sans l’aide des patrons. De nombreux spectateurs ont assisté au festival.