Tim Maguire, president of CUPE Local 79Aujourd’hui, la section locale 79 du Syndicat canadien de la fonction publique annonçait qu’elle entamerait une grève du zèle lundi matin si la Ville de Toronto et elle ne concluent pas une entente de principe d’ici lundi, minuit une. Le syndicat tente de renouveler la convention collective depuis le mois d’octobre.

« Le SCFP 79 s’inquiète de la lenteur des progrès, explique son président Tim Maguire. Notre position est claire et constante, et nous avons reculé sur des dizaines de points, alors que l’employeur n’a pas bronché. Pour en arriver à une entente, la ville devra faire son bout de chemin. 

Voici le cadre d’entente que propose le SCFP 79 :

  • renverser la tendance vers l’instabilité croissante du travail en s’engageant à rendre les horaires des 10 000 employés à temps partiel, temporaires ou saisonniers plus prévisibles ;
  • aucune réduction qui forcerait les travailleurs de première ligne à débourser des centaines voire des milliers de dollars de leur poche ;
  • un processus conjoint pour examiner les avantages sociaux en vue d’identifier les économies possibles ;
  • une augmentation de salaire modeste correspondant à ce qu’ont reçu les autres employés municipaux.

 Selon M. Maguire, le comportement de la Ville à cette heure tardive ne diffère en rien de l’approche de celle-ci tout au long des négociations : « Pour l’essentiel, elle refuse de négocier. Il y a plusieurs semaines, elle a déposé une série de compressions sauvages, puis elle a refusé de bouger d’un iota. »

« Le maire dit à la population qu’il souhaite conclure une entente équitable, poursuit-il, mais il est évident que son équipe de négociation a reçu le mandat de couper dans les acquis des employés. Ce n’est pas ce que j’appelle du leadership. »

M. Maguire promet que la grève du zèle n’affectera pas la prestation des services sur lesquelles compte la population : « Nos travailleurs de première ligne mèneront des moyens de pression qui affectent l’employeur sans perturber les services. »

Dans le cadre de cette grève du zèle, les travailleurs arriveront au travail et en partiront à l’heure, sans faire de l’extra. De plus, ils prendront toutes leurs pauses sans se laisser interrompre. « Ces employés de première ligne saisissent l’importance des services qu’ils fournissent, comme le démontrent les tâches supplémentaires qu’ils acceptent de faire au quotidien. Ils ne feront plus d’extra et ils ne travailleront plus gratuitement pendant leurs pauses, à moins que cela mette des personnes à risque, dans les centres récréatifs et les garderies par exemple. »

« La Ville fait des économies quotidiennement sur le dos de ces travailleurs dévoués, conclut M. Maguire, puisque ceux-ci acceptent régulièrement d’arriver plus tôt, de partir plus tard et de travailler pendant leurs pauses. Cette grève du zèle aidera la Ville à réaliser à quel point nos membres donnent de leur temps. »

Parmi les autres moyens de pression qu’exerceront les syndiqués dans cette grève du zèle, mentionnons qu’ils refuseront les tâches multiples et les tâches qui ne sont pas prioritaires dans leur description de poste. Ils refuseront aussi d’assister à des réunions dans leurs temps libres ou de répondre aux appels liés au travail à la maison.

Cette grève du zèle sera suspendue si les négociations progressent suffisamment. « Nous sommes même prêts à poursuivre les négociations après minuit si nécessaire. »

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