Danielle Savoie | Service des communications du SCFP

Debbie Downey avoue candidement que ce n’est pas une passion de longue date pour la solidarité internationale qui l’a menée à s’investir dans le Comité Justice mondiale. 

« J’aimerais pouvoir dire que c’ est un événement spécial qui m’ a motivée, mais c’est en fait une amie qui m’a persuadée de me joindre au Comité Justice mondiale qui démarrait au Nouveau-Brunswick », a-t-elle indiqué.

Infirmière auxiliaire autorisée depuis plus de 20 ans au foyer de soins Passamaquody Lodge à St. Andrew, Debbie était au départ davantage impliquée dans l’ éducation des membres que sur le front de la solidarité internationale.

« À ma première réunion du Comité Justice mondiale du SCFP national, j’ étais dépassée. Je ne connaissais presque rien à la solidarité internationale et j’ ai été absolument renversée par ce que fait le SCFP sur la scène internationale », a-t-elle souligné.

En juillet 2013, Debbie a fait partie d’une délégation de 12 syndicalistes et militants du Canada qui s’est rendue aux Philippines.

« L’expérience a changé ma vie! Après avoir rencon­tré autant de gens dans un pays qui viole impunément les droits de la personne, après les avoir écoutés raconter leur lutte quotidienne pour changer leur situation et décrire les risques auxquels ils s’expo­sent, j’ ai pris conscience de mon pouvoir d’agir. J’ ai vu une détermination et une persévérance formidables, en particulier chez les jeunes détenus politiques qui, à leur sortie de prison, se disaient prêts à tout recommencer », a-t-elle raconté.

Debbie a compris que les luttes des travailleurs d’ici et celles des travailleurs d’autres pays sont reliées. 

« Notre comité provincial a écrit aux dirigeants syndicaux détenus dans la prison provinciale de Batanga, aux Philippines. Ces lettres les ont aidés à garder le moral. Ils savaient qu’ils pouvaient compter sur des appuis partout dans le monde. Nous avons aussi amassé un peu d’argent pour les aider. J’ ose espérer que notre séjour aux Philippines et la solidarité des membres de notre syndicat – ne serait-ce qu’ en signant une pétition ou en écrivant une lettre – ont contribué à faire libérer certains d’entre eux », a-t-elle dit.

« Ces lettres les ont aidés à garder le moral. Ils savaient qu’ils pouvaient compter sur des appuis partout dans le monde », a-t-elle dit.

Debbie Downey croit qu’il est maintenant plus facile de faire comprendre l’importance de la solida­rité internationale aux travailleurs d’ici. « Avec le programme de travailleurs étrangers temporaires, des travailleurs étrangers se font exploiter dans beaucoup de communautés du Nouveau-Brunswick. Nos membres saisissent mieux les défis que doivent relever ces travailleurs dans leur pays d’origine et sont consternés de constater qu’ils ne sont pas mieux traités ici », a-t-elle mentionné.

« Ma participation aux comités Justice mondiale du SCFP-N.-B. et du SCFP national est un travail gratifiant et je souhaite que plus de membres s’y investissent, parce que nous pouvons vraiment changer les choses », a conclu Debbie Downey.