Aujourd’hui, le conseil d’administration de Cassellholme se prononcera par scrutin sur l’idée de continuer d’exploiter cet établissement de soins de longue durée sous forme publique. Le SCFP les prie de « faire le bon choix ; gardez Cassellholme de propriété publique, sous contrôle municipal ».

Le conseil d’administration de Cassellholme « est coincé dans une réflexion statique qui n’envisage qu’une seule option : privatiser l’établissement et s’affranchir du contrôle municipal, explique Fred Hahn. Certains partisans de cette option sont motivés par des raisons qui ne vont pas dans l’intérêt des citoyens âgés et vulnérables de Nipissing. Nous encourageons les maires à faire un examen de conscience pour se détacher de cette mauvaise idée qu’est la privatisation. Examinez les options qui profiteront à la collectivité, puis dites à votre représentant au conseil de Cassellholme de voter “non” à la résolution sur la privatisation de l’établissement. » M. Hahn est président de la division ontarienne du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Ontario).

Parmi les options auxquelles M. Hahn fait référence, il y a celle d’un modèle de gouvernance en coopérative, où plusieurs municipalités exploitent Cassellholme en prestation publique. Selon lui, on devrait débattre plus pleinement de ce type de modèle avec la communauté de North Bay et de la région de Nipissing. « Plusieurs personnes réclament des consultations publiques avant qu’on prenne une décision, poursuit-il. Or, il n’y en a pas eu. Uniquement pour cette raison, le conseil devrait rejeter la résolution visant à transformer l’établissement en entreprise privée. À tout le moins, il devrait reporter le vote après la conclusion de consultations publiques avec la communauté et les proches des pensionnaires de l’établissement. »

On s’attend à ce que le conseil d’administration de Cassellholme se prononce sur le changement de statut cet après-midi, lors d’une séance à huis clos.

Au cours des six derniers mois, le SCFP n’a eu de cesse d’encourager les maires de la région, leurs conseillers municipaux et les membres du conseil d’administration de Cassellholme de rejeter la privatisation. « Nous leur avons présenté des preuves solides qui démontrent que la qualité des soins aux pensionnaires est supérieure dans les soins de longue durée publics, raconte M. Hahn. Qui plus est, tous les indicateurs montrent que la prestation publique est meilleure pour l’ensemble du système de santé. »

Les recherches montrent que les maisons de soins municipales réussissent mieux aux indicateurs de qualité et affichent un nombre nettement inférieur d’hospitalisations des pensionnaires.

« Ce que nous disent les chercheurs de renom, poursuit M. Hahn, c’est qu’en privatisant son établissement public de soins de longue durée, une municipalité risque de transférer des coûts plus élevés au système de santé tout en diminuant nos actifs collectifs. »

« Depuis près d’un siècle, ajoute M. Hahn, les familles de la région comptent sur les soins de qualité prodigués par le personnel dévoué de Cassellholme. Certains des conseillers municipaux ont des proches qui ont passé leurs derniers jours dans cet établissement. Pourquoi prendraient-ils une décision qui condamnera les proches des autres à obtenir des soins inférieurs ? »

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