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Les chauffeurs de la Croix-Rouge peuvent déclencher la grève

le 31 mai 2010 2 h 19
 

MISSISSAUGA, ON – Plus de 40 chauffeurs de la section de Mississauga-Halton de la Croix-Rouge sont maintenant en droit de déclarer la grève, après la rupture des négociations la semaine dernière. Ils ont cependant décidé de maintenir les services offerts aux dialysés, aux aînés et à d’autres catégories de passagers jusqu’à nouvel ordre.

« Ces membres tentent de négocier une première convention collective qui leur assurera un salaire décent, explique Helen Gibb-Gavel, conseillère syndicale du SCFP. Cependant, ils sont conscients de l’importance – parfois vitale – du service qu’ils assurent à leurs passagers. »

Plutôt que de débrayer, les chauffeurs érigeront des piquets d’information pendant qu’ils tentent de convaincre la Croix-Rouge de reprendre les négociations en vue de s’entendre sur un contrat de travail équitable. L’employeur a déclenché le compte à rebours vers un lock-out ou une grève lorsqu’il a demandé un rapport « recommandant de ne pas instituer de commission de conciliation » du conciliateur de la province plus tôt au cours du mois. La semaine dernière, la médiation n’a pas permis d’aboutir à une entente.

« Nous sommes devant une situation où certains chauffeurs, surtout des employés à temps partiel, seraient avantagés s’ils touchaient l’allocation de grève, poursuit Mme Gibb-Gavel. La rémunération que verse la Croix-Rouge à ses chauffeurs est sans rime ni raison. » L’association compte 14 échelles salariales pour 47 chauffeurs, et Mme Gibb-Gavel souligne que deux chauffeurs qui font le même travail depuis le même nombre d’années peuvent facilement recevoir deux taux différents. La majorité de ces chauffeurs gagne moins de 13 $ l’heure.

Selon Mme Gibb-Gavel, la région de Peel est aussi en partie responsable du faible salaire versé aux chauffeurs. Le service TransHelp de cette région a confié son service d’aide aux passagers en sous-traitance à la Croix-Rouge.

« La région ne devrait pas essayer d’économiser de l’argent en sous-traitant son service à un organisme qui paie ses chauffeurs beaucoup moins que ce qu’elle verse aux chauffeurs de son service TransHelp, ajoute-t-elle. Tout contrat négocié devrait être juste et respectueux envers tous les travailleurs qui fournissent le service. Pourquoi les passagers de la Croix-Rouge n’auraient-ils pas droit à la même uniformité de services que d’autres passagers de TransHelp reçoivent de chauffeurs qui jouissent de la sécurité d’emploi? »

Pour de plus amples renseignements :
Helen Gibb-Gavel
Conseillère syndicale du SCFP
Tél. : 905-568-4664
Cell. : 905-242-4207

Pat Daley
Service des communications du SCFP
Tél. : 416-616-6142