Denis Bolduc, secrétaire général du SCFP-Québec et Mathieu Vick, conseiller syndical SCFP au service de recherche, lors de la consultation publique à Québec sur l'accord de Partenariat transpacifique

Devant le Comité permanent du commerce international, le SCFP-Québec a urgé le gouvernement fédéral de refuser de ratifier l’accord de Partenariat transpacifique (PTP) négocier en secret par le gouvernement Harper.

« Évidemment, nous savons que le commerce international est vital. Mais, sachant que le commerce entre le Canada et les pays du PTP est déjà libre de tarif à 97 %, il est clair que cet accord vise plutôt à renforcer les pouvoirs et les profits des plus grandes sociétés, et ce, au détriment des citoyens » a argumenté Denis Bolduc, secrétaire général du SCFP-Québec.

Le PTP accorde aux multinationales étrangères le droit de contester, voire même de renverser des politiques d’intérêt public adoptées par des gouvernements élus démocratiquement. Exemple : la compagnie américaine Ethyl Corporation. 

« Dans le cadre de l’ALENA, Ethyl a fait abroger une loi canadienne interdisant l’ajout de l’additif toxique MMT dans le carburant tout en recevant un dédommagement de 13 millions de dollars » de préciser le secrétaire général.

Le PTP menace les services publics

Le PTP menace les services publics de plusieurs façons. Parmi les aspects inquiétant, citons l’effet cliquet (ratchet). L’effet cliquet empêche le retour en arrière lorsqu’un service est privatisé ou une norme a été éliminée, et ce, même si le résultat est catastrophique.

« Un gouvernement ne devrait-il pas avoir la capacité de réglementer un secteur pour protéger la santé de ses citoyens ou pour atteindre ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre? Poser la question c’est y répondre » de conclure Denis Bolduc.

Photo : Denis Bolduc, secrétaire général du SCFP-Québec et Mathieu Vick, conseiller syndical SCFP au service de recherche, lors de la consultation publique à Québec sur l’accord de Partenariat transpacifique