Le 24 avril 2013, au Bangladesh, l’édifice Rana Plaza s’écroulait, faisant 1 100 morts parmi les gens qui y travaillaient. Immédiatement, le SCFP avait contacté le Centre de solidarité avec les travailleurs du Bangladesh pour savoir ce qu’il pouvait faire pour venir en aide aux travailleurs et à leurs proches.

Ce centre a été fondé en 2001 par des travailleurs de la confection de vêtements qui se regroupaient afin d’obtenir de meilleures conditions de travail, un meilleur salaire et le respect de leurs droits dans les ateliers qu’utilisent certaines des entreprises les plus riches au monde.

Dans les mois qui ont suivi la mise sur pied de la campagne de solidarité entre le SCFP et ce centre, on apprenait que de grandes marques mondiales, dont la marque canadienne Joe Fresh, confiaient des contrats aux ateliers du Rana Plaza. Pire, certaines des entreprises les plus riches au monde refusaient de verser une compensation aux blessés et à leurs proches. Nous nous sommes joints au mouvement mondial qui réclamait des comptes à ces entreprises.

Puis, nous avons appris la création de l’Accord sur la sécurité incendie et la sécurité des bâtiments au Bangladesh, une entente indépendante et contraignante entre marques et syndicats afin d’assurer la sécurité des ateliers et le droit des travailleurs à refuser d’exécuter un travail dangereux. Le SCFP soutient les efforts des valeureux travailleurs qui s’organisent malgré l’intimidation, le harcèlement et la violence à leur égard.

En février 2016, le SCFP a rencontré des représentants bangladais, en compagnie du Syndicat des Métallos, de l’AFPC, d’UNIFOR et du CTC. Nous poursuivrons nos œuvres solidaires auprès du centre.