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Le SCFP exige une action décisive pour mettre fin à la violence contre les femmes autochtones

le 13 décembre 2011 8 h 15
 

La violence contre les femmes autochtones est une crise nationale qui exige une réponse nationale, mais un rapport déposé aujourd’hui par le comité permanent de la condition féminine n’offre que de vagues recommandations et ne propose aucune action gouvernementale claire, selon le plus grand syndicat du Canada.

« Le comité a entendu plus de 150 témoins de toutes les régions du pays parler de l’urgence d’agir pour mettre fin à la violence contre les femmes autochtones, a affirmé Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique. Ces témoins ont présenté au comité de solides propositions et recommandations sur la marche à suivre. Pourtant, les membres conservateurs du comité ont abusé de leur majorité pour déposer un vague rapport dénué de vision et de leadership de la part du gouvernement fédéral pour libérer les femmes des Premières Nations, métisses et inuites de la violence. »

Le rapport déposé aujourd’hui tient à peine compte du témoignage des femmes des Premières Nations, métisses et inuites, tout en incluant de l’information qui n’a pas été entendue aux audiences du comité. Il offre un compte-rendu très incomplet des témoignages et ne soumet que de vagues recommandations au gouvernement fédéral.

« Il est inexcusable que les conservateurs de Stephen Harper permettent que le travail du comité soit miné par de la petite politicaillerie partisane, a déploré Paul Moist. Il faut mettre à profit l’expérience et la compréhension de la situation par les femmes autochtones qui ont témoigné devant ce comité. »

Les néo-démocrates ont rédigé un avis dissident qui souligne les nombreuses failles du rapport du comité de la condition féminine et offre des recommandations claires. Le NPD exige une approche coordonnée entre les gouvernements et les peuples autochtones afin de trouver les moyens à prendre pour régler le problème de la violence et les enjeux sous-jacents, comme la pauvreté, l’éducation, le logement et l’habilitation des femmes des Premières Nations, métisses et inuites.