Aujourd’hui (vendredi 8 juillet 2016), alors que leurs sympathisants se réunissaient sur le campus de l’Université Wilfrid Laurier (UWL), les négociateurs de la section locale 926 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP 926) ont proposé la voie de l’arbitrage pour résoudre l’impasse entre les parties.

« Nous nous entendons déjà sur plusieurs points », explique Allan Savard, président du SCFP 926, le syndicat des concierges, des jardiniers et des gens de métier de l’UWL.

« Quand aux autres points, ajoute-t-il, nous sommes prêts à les laisser trancher par une tierce partie impartiale. »

Cette proposition d’arbitrage fait suite à l’organisation d’un piquet d’information et d’une manifestation qui a attiré des sympathisants de la région de Kitchener-Waterloo et de l’extérieur.

« Nous en sommes là parce que l’administration universitaire essaie d’intimider ses syndiqués dévoués depuis plusieurs mois, raconte le président du SCFP-Ontario, Fred Hahn, qui assistait à l’événement d’aujourd’hui. Les gens attendent mieux d’une institution subventionnée qui prétend “inspirer les esprits”. »

L’université exige le droit de sous-traiter les bons emplois du campus en toute liberté, ce qui transformera les postes des syndiqués en emplois instables offrant un salaire de misère.

L’UWL a déjà sous-traité les tâches d’entretien de l’ancien édifice Global Innovation Exchange (rebaptisé Lazaridis Hall depuis). Elle a laissé plusieurs postes stables et sûrs sans titulaires; le ménage dans le nouvel édifice sera assuré par neuf entrepreneurs à statut précaire.

« Nous craignons fortement que les exigences de l’UWL en matière de sous-traitance nuisent gravement au campus et à la communauté, poursuit M. Savard. Néanmoins, nous croyons qu’il est préférable pour toutes les parties de continuer à avancer, pour permettre le maintien des services, en laissant une tierce partie impartiale trancher les questions sur lesquelles nous n’arrivons pas à nous entendre. »

« Nous préférerions conclure un accord négocié, évidemment, ajoute-t-il, mais l’arbitrage des différends nous permettrait d’aller de l’avant, dans le cas présent. »

Sous les pressions de l’université, un préavis de grève ou de lock-out arrive à échéance le dimanche 10 juillet à minuit une.

Pour en savoir plus, contactez :

Allan Savard
Président du SCFP 926
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Kevin Wilson
CUPE Communications
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