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Paul Moist demande à Sthephen Harper d’appuyer un cessez-le-feu immédiat au Moyen-Orient

le 19 juillet 2006 5 h 21
 

Le très honorable Stephen Harper
Premier Ministre
Chambre des communes
OTTAWA (ON)
K1A 0A6

 

Monsieur le Premier Ministre,

En tant que président du plus grand syndicat du Canada, je vous écris afin de vous faire part de mon inquiétude croissante face à l’escalade de la violence qui se poursuit à Gaza, au Liban et en Israël et pour vous demander de modifier votre position actuelle sur le conflit.

Vous avez appuyé ce que vous qualifiez de « réponse modérée » de la part de l’armée israélienne. Toutefois, ce qu’il faut de toute urgence, c’est une réponse équilibrée qui mènera immédiatement à un cessez-le-feu négocié.

Plus vous retarderez cet appel, plus la violence montera et plus le monde se rapprochera d’une guerre totale. Je vous prie donc instamment d’appuyer un cessez-le-feu immédiat au Moyen-Orient.

Comme affiliés de l’Internationale des services publics, nous vous demandons, à titre de leader mondial, d’avoir le courage et la détermination voulus pour mettre fin à ces événements tragiques.

Chaque jour qui passe accroît la souffrance de milliers de civils. La vie de millions de citoyens innocents est menacée. L’infrastructure des services publics a été durement frappée par les forces militaires. Les nécessités de base comme l’électricité, l’eau, la nourriture et l’accès aux services de santé disparaissent. Dans le secteur de la santé, la situation est critique. Le personnel médical ne peut pas fournir les soins et le soutien voulus aux personnes dans le besoin.

Nos 550 000 membres travaillent dans le secteur public. Ils fournissent ces soins aux Canadiens et ces services aux collectivités de tout le pays. Ils regardent avec horreur la violence déferler sans répit sur le Moyen-Orient.

Sans paix et sans sécurité, les travailleurs de la région ne peuvent pas bâtir un avenir pour eux-mêmes et pour leurs familles. Bon nombre de ces familles ont dû quitter leur foyer. Beaucoup de travailleurs ont perdu leur gagne-pain et d’autres travaillent sans salaire. Cette crise humanitaire intensifie la spirale infernale de la souffrance et de la violence.

Votre pays sera fier de vous si vous exigez maintenant un cessez-le-feu négocié, surveillé par une force des Nations Unies. Ce cessez-le-feu doit être basé sur la reconnaissance mutuelle d’États souverains, conformément aux résolutions 242 et 338 de l’ONU, ainsi que sur la mise en œuvre complète de la Feuille de route pour la paix.

Encore une fois, je vous incite, au nom de mes membres, à faire ce qu’il faut pour mettre fin à la violence.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’assurance de ma très haute considération.

 

Le président national,

 

PAUL MOIST :nr/sepb 491