Les emplois précaires à bas salaire n’ont pas la cote à Peterborough. C’est ce que permettent de conclure les résultats d’un sondage auprès de plus de 1500 citoyens dévoilés aujourd’hui. Ce sondage mené au début du mois de juin posait des questions sur la responsabilité qu’ont les grands employeurs de Peterborough de créer de l’emploi décent pour soutenir l’économie locale.

Plusieurs questions portaient sur la décision du Centre hospitalier régional de Peterborough de sous-traiter les emplois de ses travailleurs de l’alimentation de détail à la multinationale Compass, une société réputée pour offrir un salaire de misère et très peu d’avantages sociaux. Les travailleurs en question ont vu leur salaire couper de moitié et leurs avantages sociaux considérablement réduits depuis leur transfert aux mains de Compass.

92 pour cent des répondants estiment que l’hôpital de Peterborough a la responsabilité, envers la communauté, de créer de bons emplois stables à salaire décent. Sur la question de l’équité de la décision de l’hôpital, 80 pour cent des répondants croient que celui-ci n’a pas été équitable en choisissant de sous-traiter ces emplois hospitaliers à mi-salaire, emplois dont la majorité est occupée par des femmes.

« Les résultats du sondage démontrent que non seulement la population appuie l’existence d’emplois décemment rémunérés à Peterborough et à l’hôpital, mais elle fait preuve d’empathie pour les 30 employés de l’alimentation qui négocient actuellement leur convention collective avec Compass, résume la présidente de la section locale 1943 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Ces travailleurs réclament une augmentation de salaire modeste et refusent toute concession à leurs conditions de travail actuelles. La majorité de ces personnes sont des femmes, dont certaines ont une famille à faire vivre. » L’unité 1 du SCFP 1943 représente les employés sous-traités.

Mme Hatton souligne que les employés de Compass bénéficient du soutien de l’ensemble des 530 membres de la section locale 1943 à l’hôpital de Peterborough, parmi lesquels se trouvent les infirmières auxiliaires autorisées, le personnel d’entretien ménager et les employés de l’alimentation des patients.

« L’hôpital participe aux négociations, précise le président du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO-SCFP), Michael Hurley. Son entrepreneur ne rémunère pas les employés adéquatement. Or, pour boucler les négociations, il en coûterait seulement 36 000 $ par année, alors que le budget annuel de l’hôpital s’élève à 230 millions de dollars. C’est un très petit montant. »

Parmi les autres résultats du sondage, 91 pour cent des répondants souhaitent que l’hôpital cesse de sous-traiter des emplois à des sociétés comme Compass et qu’il ramène les postes en interne. En outre, 87 pour cent s’opposent carrément à la sous-traitance.

« L’hôpital de Peterborough a beaucoup d’influence sur Compass, explique M. Hurley. C’est pourquoi nous lui demandons bien respectueusement d’utiliser cette influence. Selon le sondage, la population s’attend à ce que son hôpital donne l’exemple et traite son personnel dignement. La plupart des citoyens accordent de l’importance aux bons emplois à salaire décent. Ils soutiennent l’idée d’un contrat de travail avec Compass qui aidera ces travailleurs à se sortir de la pauvreté. Nous avons bon espoir que l’hôpital écoute ce que la communauté a à dire. »

Pour en savoir plus, contactez :

Michael Hurley                      
Président du CSHO
  416-884-0770

Laurie Hatton                        
Présidente du SCFP 1943                        
  705-933-6629

Stella Yeadon                        
Service des communications du SCFP
  416-559-9300