Message d'avertissement

Attention : cette page est tirée de nos archives. Il se pourrait que notre site Internet contienne des informations plus récentes sur ce sujet. Pour le savoir, utilisez notre moteur de recherche.

PETERBOROUGH, ON – Selon un sondage réalisé par Environics Research, 88 pour cent – un chiffre faramineux – de la population s’oppose à l’intention du gouvernement libéral de vendre plus de la moitié d’Hydro One à des investisseurs privés. Huit citoyens de Peterborough sur dix croient aussi que cette privatisation entraînera une hausse du tarif d’électricité.

« Ce que dit ce sondage au gouvernement, explique le président de la division ontarienne du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Ontario), Fred Hahn, c’est que la population de Peterborough est consciente de l’importance d’Hydro One comme infrastructure publique et qu’elle souhaite que celle-ci demeure une société d’État qui doive rendre des comptes. » Ce sondage, commandé par le SCFP-Ontario, est rendu public en préambule d’une assemblée populaire sur cette question. Celle-ci aura lieu le jeudi 18 juin à 19 heures, au centre communautaire Lions de Peterborough, 347 rue Burnham.

« Chaque fois qu’on a privatisé l’électricité, les tarifs ont augmenté, renchérit M. Hahn. C’est le portefeuille de tout le monde qui en souffrira, y compris celui des municipalités, des écoles et des hôpitaux. Ceux-ci seront contraints de couper des services de première ligne pour payer leur facture d’électricité. Une montée vertigineuse des tarifs d’électricité nuirait à la collectivité comme à l’économie. »

M. Hahn prendra la parole à l’assemblée populaire, tout comme la députée néo-démocrate Jennifer French, la conseillère municipale Diane Therrien, l’ex-porte-parole de la Coalition pour l’énergie de l’Ontario, ainsi que Matthew Davidson du Groupe de recherche d’intérêt public de l’Ontario.

Ce groupe de spécialistes présentera des éléments qui démontrent hors de tout doute que la privatisation de l’électricité entraînera une hausse des tarifs, une déresponsabilisation d’Hydro One et, en fin de compte, une baisse des revenus que le gouvernement peut réinvestir ensuite dans les infrastructures et les programmes publics.

Nombre d’études et d’analyses, aux États-Unis comme au Canada, arrivent à la conclusion que l’électricité privée coûte plus cher que l’électricité publique.

Neuf grands agents des comptes publics, dont la vérificatrice générale, l’ombudsman et le directeur de la responsabilité financière, ont avisé le gouvernement par lettre que la privatisation d’Hydro One leur retirerait l’autorité d’évaluer la « valeur » et la « qualité du service » que celle-ci offre à la population ontarienne.

Selon l’analyse économique de Douglas Peters, ancien économiste en chef de la Banque TD et ex-secrétaire d’État aux Finances dans le cabinet Chrétien, la vente de 60 pour cent d’Hydro One se soldera, pour le gouvernement, par une perte nette annuelle de 338 millions de dollars, même en tenant compte du produit de la vente qui, selon lui, sera inférieur aux prévisions du gouvernement.

Environics Research a mené un sondage téléphonique à réponse vocale interactive le jeudi 11 juin auprès de 566 citoyens de Peterborough. Les résultats ont été pondérés selon l’âge et le sexe pour refléter la palette démographique de Peterborough. Les résultats d’un sondage de cette taille sont assortis d’une marge d’erreur de plus ou moins 4,6 points de pourcentage, 19 fois sur 20. Les résultats du sondage sont disponibles sur demande.

Pour en savoir plus, contactez :

Craig Saunders

Service des communications du SCFP
 416-576-7316