Message d'avertissement

Attention : cette page est tirée de nos archives. Il se pourrait que notre site Internet contienne des informations plus récentes sur ce sujet. Pour le savoir, utilisez notre moteur de recherche.

SUDBURY, ON – Un sondage Environics Research mené à Sudbury révèle un taux d’opposition frappant de 84 pour cent à la vente de plus de la moitié d’Hydro One à des investisseurs privés. Et 81 pour cent des répondants croient aussi que cette privatisation fera grimper les tarifs d’électricité.

« Ce sondage montre au gouvernement que Sudbury sait qu’Hydro One est l’une de nos infrastructures publiques essentielles, résume Fred Hahn, le président de la division ontarienne du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Ontario). Sudbury veut que cette société d’État demeure de propriété et de responsabilité publique. »

Ce sondage commandé par le SCFP-Ontario est publié juste avant la tenue d’une assemblée populaire, mercredi 20 mai à 18 h 30, à la salle des Métallos, rue Brady. Le président national du SCFP, Paul Moist, y sera en compagnie de M. Hahn, de la députée provinciale de Nickel Belt France Gélinas et de Felicia Fahey, coprésidente de la Coalition de la santé de Sudbury. Cette assemblée populaire sera animée par le président de la section locale 4705 du SCFP, Darryl Taylor.

« Nous avons en main l’opinion de chercheurs et d’experts qui démontrent que la privatisation d’Hydro One fera grimper notre facture d’électricité, en plus de priver le gouvernement de revenus et d’éliminer, à peu de choses près, la responsabilité de cette société à l’égard du public, affirme M. Moist. Et l’opposition à ce plan gonflera encore plus lorsque les Ontariens prendront connaissance de tous ses détails. »

La semaine dernière, neuf des principaux agents des comptes publics ontariens, dont la vérificatrice générale, l’ombudsman et le directeur de la responsabilité financière, ont écrit au gouvernement pour lui expliquer que la privatisation d’Hydro One leur retirerait toute capacité à déterminer la « valeur » et la « qualité du service » qu’apporte ce service public à la population ontarienne.

Selon l’analyse de Douglas Peters, ex-économiste en chef de la Banque TD et ancien secrétaire d’État aux Finances dans le cabinet Chrétien, la vente de 60 pour cent d’Hydro One entraînera pour le gouvernement une perte annuelle nette de 338 millions de dollars, même en comptant la manne que lui apportera cette transaction.

Plusieurs études et analyses faites au Canada et aux États-Unis arrivent à la conclusion que l’électricité privée coûte plus cher que l’électricité publique.

« Partout où on a privatisé l’électricité, les tarifs ont grimpé, rappelle Mme Fahey. Pour les services publics comme les hôpitaux, les établissements de soins de longue durée et les écoles, c’est de l’argent en moins dans un budget de fonctionnement déjà pressé comme un citron. Le budget de la santé traîne déjà de la patte sur l’inflation et la croissance démographique. Le réseau de la santé de Sudbury n’a pas les moyens d’absorber en plus une hausse du tarif de l’électricité. »

Environics Research a mené un sondage téléphonique par réponse vocale interactive auprès de 975 citoyens de Sudbury le mercredi 13 mai 2015. Les résultats ont été pondérés selon l’âge et le sexe pour refléter la composition démographique de Sudbury. La marge d’erreur dans un sondage de cette ampleur est de plus ou moins 3,1 pour cent, 19 fois sur 20.

Pour en savoir plus, contactez :

Craig Saunders

Service des communications du SCFP
 416-576-7316

Les données brutes du sondage seront transmises sur demande.